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Elise Kandji
Elise KandjiAu Marathon Eiffage de l'Autoroute de Dakar

Découvrez Elise Kandji, la première sénégalaise qui a remporté le Marathon Eiffage de l'Autoroute de Dakar le 14 février 2016.

 

Quel est le parallèle entre la course de Millau et le Marathon de Dakar ?

J’ai plutôt l’habitude de courir sous la chaleur et sur du plat au Sénégal alors qu’à Millau le temps était frais et le parcours très vallonné, entre 300 et 400m de dénivelés avec 3 km à  presque 7% .  Je me suis rendu compte que je n’avais pas la technique pour courir et gérer les descentes, beaucoup de coureurs m’ont dépassé. J’étais plus à l’aise en montée.

 

Quel est votre entraînement ?

Je me suis mis à courir récemment, il y a peut être 3 ans. J’ai couru le semi-marathon de la Somone et je fais une longue sortie par semaine. J’ai couru 5 semi-marathons au total.
Je cours sur la Corniche du plateau à la pointe des Almadies mais j’ai pour la première fois organisé un programme d’entrainement en octobre dernier pour me préparer au Marathon Eiffage de l’Autoroute de Dakar. Je me suis entrainée 4 fois par semaine jusqu’à la course.
Pour Millau (semi-marathon), je me suis entrainée 4 fois par semaine et cinq fois les dernières semaines.

 

Est-ce que vous êtes satisfaite de votre temps et de votre classement à Millau ?

Oui je suis satisfaite. Je n’ai jamais couru avec autant de coureurs initiés. Au Sénégal, je n’avais pas réellement de concurrentes. En France, j’ai couru avec des « professionnels » et j’ai eu un classement d’amatrice alors qu’au Sénégal j’ai couru en tant qu’amatrice et j’ai eu un classement de « professionnel ».

 

Comment avez-vous vécu le Marathon Eiffage de l'Autoroute de Dakar ?

Pour moi, courir le marathon était un vrai challenge : je n’avais jamais fait de course aussi longue qu’un semi-marathon, à l’entraînement, je n’avais jamais dépassé 28 km donc je n’étais pas sûr de pouvoir aller jusqu’au bout. Je me suis dis que j’allais gérer km après km. J’avais eu la bonne idée d’aller nager la veille (j’avais une épreuve de sauvetage aquatique à passer la semaine suivante) et dès les premiers km j’ai senti des raideurs dans mes cuisses. Mon but était donc de repousser les crampes le plus tard possible ( j’ai d’ailleurs réussi à les éviter pendant les 42km). Je me suis beaucoup hydratée (j’ai dû boire au moins 3L !) et j’ai aussi pas mal mangé. Les 25 premiers km se sont bien passés mais il a commencé à faire chaud. Pour moi, c’est à partir du 28e km que le mental a pris la place des jambes. Chaque pas que je faisais me paraissait compliqué. Je voyais les panneaux annonçant les km défiler mais tellement lentement ! Je crois que le moment le plus difficile a été les 2 derniers km, pour revenir au CICAD car on changeait de direction et on avait le vent de face, horrible ! J’avais l’impression de faire du sur place !!!

 

Quelles ont été vos impressions ?

Pour être honnête, je ne garde pas un bon souvenir de cette course. J’ai seulement la satisfaction d’avoir relevé mon défi. Je trouve que c’est trop de souffrance. J’ai eu des courbatures pendant une semaine et une sensation de fatigue latente pendant un bon mois. Je crois que c’est la première fois que je ressens cela et pourtant j’ai toujours fait beaucoup de sport !

 

Qu'est ce que vous avez pensé de ce premier marathon international au Sénégal ?

Par contre, je pense que c’est une très bonne initiative d’avoir mis en place ce marathon. Il faut se donner les moyens de le pérenniser mais en modifiant le parcours. Je comprends le principe de courir sur une autoroute vu que c’est Eiffage l’organisateur, mais il n’y a rien de plus monotone comme parcours, avec ces interminables lignes droites dont on ne voit jamais le bout et aussi le fait de ne pas avoir de personnes pour vous encourager. Un paysage plus varié aiderait certainement à faire passer le temps plus vite ! Les différents points d’animation du parcours étaient une très bonne idée mais pas suffisants pour rebooster. 

Je n’ai rien à redire sur l’organisation : départ à l’heure, ravitaillements bien fournis, bonne prise en charge à l’arrivée.

Un événement à réitérer donc d’après moi !

 

Allez-vous courir d’autres marathons ?

Je m’étais dit plus jamais parce que c’est très dur mais finalement au fil du temps on oublie… Au 30ème kilomètres, ça a vraiment été très dur .Je ne sais pas, je mets des points de suspension pour la suite.

Slideshow Eiffage (90 ans au Sénégal)

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